jvoulaispaspirater:


OCS n’est commercialisée qu’aux abonnés Orange et SFR. Les autres peuvent se brosser.
En fait, s’ils veulent vraiment regarder, il est possible de s’abonner à CanalSat et de prendre le pack Séries à 25€ par mois pendant un an puis 40€ par mois.
Quarante euros par mois. Pour une série. La bonne nouvelle c’est qu’ils pourront regarder la chaîne ”Non-stop People”, inclue dans l’offre, quand ils auront fini leur visionnage hebdomadaire. De rien.


Si ça pouvait sembler normal il y a 5 ans d’avoir un contenu extrêmement populaire sur une chaîne à abonnement aussi coûteuse, ça paraît complètement absurde en 2013 où on peut directement acheter du contenu à l’unité.

Je suis prêt à payer pour regarder de bonnes séries – et je sais que je ne suis pas le seul – mais sur ce coup-là, on dirait que le distributeur a décidé de faire une croix sur un paquet d’argent en limitant ainsi le public.

Il faudrait peut-être couper l’assistance respiratoire de ce modèle économique d’un autre temps.

jvoulaispaspirater:

OCS n’est commercialisée qu’aux abonnés Orange et SFR. Les autres peuvent se brosser.

En fait, s’ils veulent vraiment regarder, il est possible de s’abonner à CanalSat et de prendre le pack Séries à 25€ par mois pendant un an puis 40€ par mois.

Quarante euros par mois. Pour une série. La bonne nouvelle c’est qu’ils pourront regarder la chaîne ”Non-stop People”, inclue dans l’offre, quand ils auront fini leur visionnage hebdomadaire. De rien.

Si ça pouvait sembler normal il y a 5 ans d’avoir un contenu extrêmement populaire sur une chaîne à abonnement aussi coûteuse, ça paraît complètement absurde en 2013 où on peut directement acheter du contenu à l’unité.

Je suis prêt à payer pour regarder de bonnes séries – et je sais que je ne suis pas le seul – mais sur ce coup-là, on dirait que le distributeur a décidé de faire une croix sur un paquet d’argent en limitant ainsi le public.

Il faudrait peut-être couper l’assistance respiratoire de ce modèle économique d’un autre temps.

(via lucasbfr)

Tout ce qui bouge: L'éternelle querelle du minimalisme

Tout ce qui bouge :

S’il y a une chose dont manquent les débats actuels sur le skeuomorphisme et ce qu’on appelle le flat design, c’est de recul historique.

Baptiste fait ici une projection vers le passé des discussions similaires ayant déjà eu lieu. En parlant de temporalité, il est intéressant de se rappeler que les créateurs du très bon Piezo aient pu un jour s’exprimer contre les interfaces qui usaient d’effets graphiques “superflus”.

(Source: tout-ce-qui-bouge)

Consumers pay the hidden costs for the 'free' app ecosystem

The Verge :

Free apps are dangerous, yet free is the dominant business model most mobile apps are taking these days. The roadmap is simple: grow as quickly as possible, then insert ads of some kind or get acquired. For consumers it offers a crummy set of choices: either losing the countless hours you put into the app or have your private data sold to marketers — since as well all know, when the product is free, you are the product. So how are we to trust investing time (our most valuable asset) in free apps that seem to inevitably “jump the shark,” no matter how cool they start out? Are paid apps the answer, or will we need something more complex to keep developers in business?

Toujours sur le sujet du “prix du gratuit”, mais cette fois-ci sur les applications et les services (qui deviennent de plus en plus indissociables). Ellis Hamburger propose une analyse intéressante de l’existant, les risques du gratuit et les espoirs pour le payant. De toute évidence il n’existe pas un seul bon modèle économique, ou alors il n’a pas encore été trouvé.

NoFrag, la pub et Free

DrLoser explique avec des chiffres :

Si on est une SARL, ce n’est pas pour autant qu’on est un véritable site professionnel, car si le site peut vous sembler très rentable, c’est uniquement parce que personne n’est salarié. Bref, NoFrag est un petit site indépendant qu’on fait pour s’amuser et pour se faire un peu d’argent de poche en fin d’année. Actuellement, il ne coûte que 3,5K€, mais s’il nécessitait le versement ne serait-ce que d’un SMIC, il ne pourrait plus exister dans l’état.

Nos revenus, grosso modo, c’est 4K€ en liens sponsorisés (tshirts, jeux) et 26K€ en publicité, soit 86% du chiffre d’affaire (CA). Autrement dit, les liens sponsorisés permettent de couvrir nos frais incompressibles, tandis que la pub constitue nos bénéficies.

NoFrag fait partie de ces sites alimentés par des passionnés qui ne pourraient pas exister actuellement sans les revenus que génère la publicité. DrLoser soulève aussi un argument important contre les systèmes de blocage de pub :

Si tous les fournisseurs d’accès bloquent la pub, soyez assuré que la publicité deviendra impossible à bloquer, par exemple en s’insérant dans notre contenu éditorial, ou à l’aide de solutions techniques esquivant les bloqueurs de pub.

À jouer au chat et à la souris, on finit par se retrouver coincé, surtout quand l’un des deux côtés a plus d’intérêt à gagner.

Le prix du gratuit

Vous aimez la publicité ? Moi non plus.

Son omniprésence a tendance à me porter sur le système. Sur Internet, la pub est très souvent d’une qualité très médiocre (au coude-à-coude avec la Radio) et se permet d’entraver la navigation avec des intersticiels, des spots sonores ou des animations qui attirent l’attention.

Là où son effet est plus vicieux, c’est qu’elle est devenue la seule source de revenu pour une grande majorité de la presse web. Du coup c’est la chasse aux “pageviews” : titres raccoleurs, exclus bidons, recyclage d’articles… Les journalistes se battent pour être les “premiers” à recracher un communiqué sans aucune analyse. C’est de plus en plus difficile de trouver sur Internet des publications qui privilégient la qualité à la quantité, et ça s’explique parfaitement. C’est le “prix” de la gratuité.

Alors quand on en a marre de la pub sur Internet on installe un AdBlock et on n’en entend plus parler.

Son petit Internet personnel devient un cocon paisible et silencieux. On continue de consommer le même contenu gratuit sans permettre aux gens qui bossent dessus d’être rémunérés. Chacun vit avec sa conscience.

La seule conséquence que ça peut avoir sur le reste du monde, c’est que les effets néfastes de la pub sur Internet s’aggravent : des annonces plus nombreuses et invasives pour ponctionner ceux qui les voient, du contenu encore plus optimisé pour la page-vue. Donc en voulant améliorer sa petite qualité de vie, fatalement on contribue à détériorer la situation.

Alors on reste là à subir la pub et on ne fait rien ?
C’est une idée. Sinon, on peut commencer à payer pour du contenu de qualité.

Alors que le mauvais contenu gratos fait tout pour attirer l’attention, le payant a tout intérêt à être bon parce que sinon personne ne continuera à payer pour le lire. Il se crée alors un rapport plus sain entre ceux qui écrivent et les lecteurs, puisque ceux-ci sont à la fois la cible et le client. Ceux qui consomment sont ceux qui mettent l’argent dans la caisse.

Je ne dis pas qu’il faut du jour au lendemain boycotter les sites payés par la pub et ne consommer que du payant. Déjà, quand un site gratuit propose du bon contenu (il y en a !), on ne va pas se priver de le lire. Mais autant rester fair-play et supporter les pubs si c’est le seul moyen de rémunération possible.

Ensuite, les “offres premium” sont une bonne piste, puis pourquoi pas s’abonner à un ou deux sites d’actu payants ? Il y a souvent des offres de découverte pour voir si le contenu vaut le coup. Pour quelques euros par mois, on a la possibilité d’avoir un contenu écrit pour nous, que l’on va sans doute lire plus attentivement que le reste.

C’est le meilleur moyen d’achever cette industrie du vide qui s’effondre sous sa dépendance à la pub.

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Ma tablette n’est pas en papier

Depuis la sortie de l’iPad, les éditeurs de journaux et de magazines cherchent à l’exploiter comme une ressource pour diffuser leur contenu. Un écran tactile de la taille d’une feuille A5, tu parles d’une toile attrayante ! Dommage que la grande majorité des publications nous proposent une copie du magazine imprimé dans une enveloppe interactive qui fleure bon les sites en Flash de la fin des années 90.

La sortie de The Magazine, du créateur d’Instapaper, présente un point de vue totalement différent sur l’exploitation du Kiosque numérique : chaque “numéro” se compose de quatre articles originaux, en texte nu. L’interface est quasi-inexistante, le contenu est épuré. Pourtant, 5 jours après sa sortie, The Magazine comptait 10 000 lecteurs pour son premier numéro, l’application est notée 4,5 étoiles, une rareté dans le kiosque. Pourquoi un tel succès, fanboyisme mis à part ?

Évident, d’après moi : The Magazine propose du contenu et permet de le lire sur l’appareil. Point.

Alors vous, qui sortez des magazines sur tablette : s’il vous plaît, prenez exemple, respectez ces lecteurs qui paient pour chacun de vos numéros. 

Combien de temps avez-vous essayé de transposer les règles du Print au Web avant de réaliser que c’était une mauvaise idée ? Pourquoi reproduire la même erreur sur la tablette ?

Je ne comprends pas que les 3/4 des magazines proposés sur ce support soient le pâle reflet de leur cousin historique. Le support est-il le même ? Non, on n’est pas sur du papier glacé mais sur un écran tactile. Les containtes sont différentes, alors pourquoi s’imposer celles de l’imprimé ? Je pense qu’on doit se mettre devant une page blanche et repenser le magazine du futur, plutôt que de proposer une version “interactive” de l’existant. 

Qu’est-ce qu’un magazine ?

C’est une collection d’articles, assemblés dans des numéros qui sortent à intervalle régulier, derrière une couverture qui invite à la découverte.

En tant que lecteur, je me contrefous des contraintes qui vous lient à la publication papier, je veux un contenu adapté à mon moyen de consultation. Le Guardian a déjà pris le sujet au sérieux et exploite à la source les articles de son quotidien pour les réinsérer dans une publication digeste et astucieuse. Ce n’est pas la perfection mais c’est déjà supérieur à la grande majorité de ce qu’on trouve.

Je paye, alors ne me crachez pas votre PDF en essayant de me faire croire que c’est la classe.

La consommation peut se faire de plusieurs façons, en fonction du contexte de lecture. En gros : soit je sais précisément ce que je veux lire, soit je souhaite explorer le contenu. Le magazine doit permettre ces deux modes de navigation et favoriser le premier car il répond au lecteur décidé, pressé. Je dois pouvoir trouver en un clin d’œil l’article qui m’intéresse sans avoir à feuilleter le magazine, mais je peux aussi le lire page à page si je m’ennuie.

Parfois je veux me concentrer sur le texte sans la distraction d’une mise en page audacieuse, alors que d’autres fois j’aime explorer l’inventivité des maquettistes. Encore une fois, deux modes de consultation, et presque tous les magazines essayent de m’en mettre plein la vue avec une mise en page qui ne m’intéresse pas. On peut s’inspirer des livres d’éducation dans iBooks, avec leur navigation différente selon qu’on les consulte en portrait – une colonne de texte avec notes et illustrations en marge – ou en paysage – consultation page à page avec une mise en forme statique plus travaillée. Proposer le contenu brut peut aussi permettre une lecture confortable sur smartphone, au passage. 

Honte à vous quand vous ne proposez pas ces fonctions élémentaires :

  • conservation de la position dans le magazine, et du dernier magazine ouvert ;
  • changement de la taille de texte, ou au pire zoom sur le contenu ;
  • sélection du texte, avec fonction “partage” si possible ;
  • lecture en paysage ou en portrait !

Un truc tout bête auquel personne ne semble avoir pensé : si je veux retrouver un article dans un des magazines de ma bibliothèque je dois les ouvrir et les feuilleter un par un ! Sérieusement, je consulte votre magazine sur un ordinateur du futur mais je dois me coltiner les mêmes limites d’usage que le papier ? Un champ de recherche, non ?

Les années passées ont montré que l’on peut avoir des interfaces extrêmement efficaces sur tablettes et smartphones, alors pourquoi ne prenez-vous pas exemple ? Je vois davantage d’effet “waouh” à base de vidéos clinquantes et de “fonctions interactives” qui me ramènent à l’ère des bons vieux CD-ROM. C’est ça, votre vision de l’avenir ? C’est ça qu’on paye ?

Pro-tip: l’effet “waouh” ne dure qu’un temps, c’est l’attention au détail et le soucis du confort de l’utilisateur qui font la différence sur le long terme. Que l’animation ait du sens au lieu d’être une distraction, que l’interface se fasse discrète et véloce plutôt que poussive et invasive. 

J’ai l’impression que vous avez cherché à être présent sur un appareil que vous n’avez pas essayé de comprendre. Vous avez une place importante à saisir et je suis triste de constater que vous gâchez cette opportunité en cherchant simplement à trouver le moyen le plus simple de recycler ce bon vieux journal.

Creusez-vous un peu la tête ou faites-vous accompagner des bonnes personnes et surtout gardez à l’esprit le confort du lecteur.

Ce qui sera votre critère différentiant, ce qui vous fera vendre des abonnements, c’est que vous aurez inventé le magazine moderne.

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Perdu entre deux mondes

Je m’intéresse de près à ce que fait Microsoft en ce moment. Je suis impressionné par sa conception de l’interface tactile avec Modern UI (ex: Metro), qui s’éloigne de ce qu’on retrouve dans iOS et Android pour quelque chose d’extrêmement épuré où le contenu est maître. Je lui reconnais énormément de qualités et j’apprécie que Redmond insiste sur les éléments-clés d’une interface tactile comme la réactivité immédiate et le sens de l’animation.

Windows 8 sort à la fin du mois, mais quand je regarde la liste des appareils annoncés sous Windows 8 et RT, je ne comprends toujours pas ce que l’on peut en attendre.

Sur les 44 appareils mentionnés par CNET, un seul est indiqué comme tablet, la Samsung Ativ Tab. Les autres sont tous équipés d’un clavier et d’un système de pointage (souris ou trackpad). Dans le cas des “hybrides” c’est un accessoire optionnel, souvent onéreux. Tous les tests d’appareil hybride que j’ai pu lire incluent ce fameux socle, comme s’il en était une béquille indissociable.

Même la tablette Surface, semble inséparable de sa Touch Cover, qui embarque un clavier et un trackpad.

Ça veut dire que sur 44 appareils, 43 sont conçus pour être branchés à un clavier et un système de pointage. C’est sans doute dû au fait que seuls 3 appareils parmi eux tournent sous Windows RT, les autres doivent permettre d’utiliser toutes les applis existantes pour l’environnement “bureau”.

Qu’est-ce que ça veut dire pour les applications Modern UI ? Elles devront s’adapter à un usage au doigt et à la combinaison clavier/souris, d’autant que certains PC Windows 8 n’ont pas de support du tactile. C’est le problème inverse des TabletPC : au lieu d’adapter le desktop au tactile, on crée une interface tactile qui peut s’utiliser à la souris. Je ne suis pas certain que cette approche soit plus mature, d’autant que même sur un appareil doté d’un clavier/trackpad, le réflexe semble être de toucher l’écran :

Even when docked, I found myself mostly using the touchscreen, which feels a little faster than mousing around (David Pierce dans un aperçu plutôt élogieux pour The Verge)

C’est logique : on ne conçoit pas une application de la même façon selon qu’elle s’utilise au clavier/souris ou au doigt, les règles d’interface sont complètement différentes. C’est pour ça que l’iPad a marché malgré tout ce qu’on a pu lui reprocher au début (pas de port USB !) : sa promesse est de pouvoir s’utiliser entièrement au doigt.

Le critère différenciant de la tablette est qu’elle se suffit à elle-même, sans accessoire l’expérience est complète. Ça vaut pour l’iPad autant que pour la plupart des tablettes Android qui marchent (Nexus 7, Kindle Fire).

Du côté des PC Windows 8, les constructeurs semblent un peu perdus quant à la forme de l’appareil qu’ils doivent proposer. Preuve en est ce Sony Vaio, ce Lenovo Yoga ou ce Dell XPS plutôt surprenants. On peut dire que c’est positif et que le consommateur aura un large choix d’appareils, mais on a plutôt l’impression de regarder un freak show technique qu’une tendance sérieuse. On est très loin de l’élégante évidence des ultraportables ou tablettes actuelles, qui se vendent par camions. Ces appareils-là veulent tout être : grille-pain et frigo en même temps.

Je ne vois pas où se situe l’intérêt de l’utilisateur, qui pourra à loisir se retrouver face à un “PC Windows” sur lequel:

  • l’interface bureau est pénible à utiliser au doigt ;
  • l’interface Modern UI est pénible à utiliser à la souris et est un passage obligé ;
  • il y a des applications desktop (à l’ancienne) et des applications Modern UI ;
  • ces deux types d’applications s’utilisent dans deux environnements distincts dont l’un est contenu dans l’autre ;
  • les applications Modern UI ne vont pas soudainement supplanter les applications desktop ;
  • on ne peut utiliser aucune application existante s’il est sous RT ;
  • l’écran est tactile ou pas selon les modèles.

Et cette nouvelle plate-forme semble avoir tellement peu de traction pour le moment que Microsoft doit créer un programme pour mettre en relation les demandeurs et les entités compétentes.

J’entends parfois que Windows 8 aura le même destin que Windows Vista ou Windows Me, que l’occurrence suivante sera meilleure, mais je ne suis pas sûr que Microsoft puisse se relever d’un tel échec aujourd’hui. Le marché des tablettes a beaucoup grandi et Redmond en est toujours exclu, il sera encore plus difficile d’y entrer dans quelques années.

Microsoft a beaucoup parié sur ce coup-ci, à juste titre. Ballmer en est même à dire et à répéter qu’il faut maîtriser le matériel autant que le logiciel pour réussir. Mais Windows est-il le bon drapeau derrière lequel se rallier pour ça ?

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Test Run: Windows 8

Mon pote Lucas :

Allez hop, on se motive et on installe enfin la version finale du prochain Windows. Faisons une liste de ce qui va et ce qui ne va pas (dans l’ordre de découverte)

Excellente liste de réactions à chaud à l’installation de Windows 8. C’est apparemment bourré de choix étranges et si Lucas est déstabilisé, j’ai peur de la réaction du grand public.

J’ai un vrai doute quant à l’activation de Windows qui demande un fix en ligne de commande et j’ose espérer que la version délivrée par Microsoft à la fin du mois n’aura pas ce problème.

The Only Thing You Need To Read About All The New Apple Stuff

Very entertaining, covering the hardware updates from yesterday’s keynote.

Think Different

Je suis tombé dans l’univers Apple très tôt. Mes premiers souvenirs remontent à des gros pixels verts sur l’écran de l’Apple ][, l’enclenchement mécanique des disquettes souples 5”, mes petits doigts qui pianotent le clavier beige dans un cliquetis antique. Plus tard, la souris du Macintosh Classic dans la main, l’évolution vers les interfaces graphiques me semblait évidente.

Les shoot’em up en niveau de gris sur le Macintosh Portable en vacances avec son gros derrière, Kid Pix sur la “Pizza box” LCII sur laquelle s’empilaient progressivement les disques externes, The 7st Guest dans le lecteur de CD-Rom avec caddie, les gribouillis sur un Newton…

J’avais l’impression d’avoir librement accès aux meilleures technologies de la terre, quelle chance !

Et pourtant, une fois lancé dans la fosse aux lions, un enfant timide comme moi passait pour le dernier des crétins avec son Mac qui ne faisait tourner aucun jeu, qui ne suivait pas la courses aux mégahertz, qui n’avait pas la dernière GeForce. Pas de Red Alert pour moi, pas de Half Life. J’essayais de comprendre où était la différence, pourquoi les ordinateurs Apple semblaient avoir une si mauvaise réputation. J’ai découvert une société avec une vision, un symbole, et qui à cette période était réellement en marge, en grande difficulté.

J’avais l’impression d’avoir trouvé quelque chose qui me ressemblait.

Un saut dans le futur. J’ai un iPod dans les mains, le premier, avec la roulette mécanique, j’ai l’impression d’être un surhomme. J’achète mon premier Mac: un Powerbook 12”, je suis subjugué par la puissance de ce petit appareil.

J’ai un iPhone dans les mains, le premier, j’ai du mal à y croire.

Quelques années plus tard Apple n’est plus l’outsider que tout le monde déteste parce que c’est un perdant mais un symbole mondial de l’informatique grand-public que l’on attaque pour sa trop grande soif de contrôle. L’iPhone compose la majorité des appareils que l’on voit dans les mains des usagers du métro parisien, des blogueurs arrivistes s’autoproclament “fan de la pomme”, les foules se bousculent dans les Apple Stores, Mac vs. PC a laissé place à iPhone vs. Android.

Pourquoi, malgré tout ça, je me sens encore obligé de personnellement défendre cette boîte ?

J’attends la date du 12 septembre avec une grande de perplexité, pour une fois.

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